Et oui, le Marin reprend du service !

Après de chouettes (et impromptues) vacances en Andalousies, après une rentrée très occupée mais qui s'est finalement bien passée, le rythme se calme un peu et il est temps de recommencer à bricoler un peu !

 

Cette fois, c'est à l'escalier de la maison que je me suis attaqué.

Il faut dire qu'il n'avait pas fière allure. Au moment de l'emménagement, j'étais un peu en retard sur le timing et j'avais du vitrifier à la va-vite cet escalier, auquel nous avions pourtant longuement réfléchi avant l'achat. Le résultat, bien que pas terrible dès le début, s'est vite dégradé avec le temps, le chien, les enfants, la grille anti-Freud posée pendant nos absences et bien d'autres petits accrocs....

Cela faisait longtemps que nous nous disions qu'il était dommage de le laisser dans cet état mais le manque de temps (et de courage) avaient eu le dessus.

Jusqu'à Vendredi dernier, jour où je file au magasin de bricolage pour acheter les munitions nécessaires.

Bien sûr, comme le savent quelques habitués, Madame avait prévu un réfection qui nécessitait un peu de patience... L'idée étant la même que dans notre ancienne maison, à savoir des contres marches et des lisses peintes en blanc, des marches vitrifiée en ton chêne, les barreaux restant en fer forgés, bien sûr..

 

Voici donc en quelques points le déroulement de la rénovation d'un escalier en bois ! Un petit tuto quoi... !

Au départ il y avait ça...

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Première étape: Le ponçage. Nul besoin de poncer à blanc puisque une sous couche viendra parfaire l'adhésion de la peinture de finition. Bien penser à dépoussiérer ensuite, avec l'aspirateur, puis un coup de serpillière humide si besoin.

 

Deuxième étape: Le masquage. Là, oui, il faut être patient pour disposer les long des contres marches l'adhésif déstiné à la protection des marches.

 

Troisième étape: Application de la sous-couche pour "supports difficiles". Rien de particulier à signaler à ce moment du "chantier".

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Quatrième étape: Application de la peinture blanche de finition en deux couches. Petite astuce : Choisir une peinture avec une consistance de "crème". Premièrement, on évite d'en mettre partout avec des gouttes volages, mais surtout cela supprime en partie le risque d'infiltration d'une partie de la peinture sous l'adhésif de masquage, ce qui arrive souvent avec des peintures liquides.

 

Cinquième étape: Arrachage du masquage. Là, c'est toujours un peu l'angoisse ! Pourtant, je n'ai pratiquement pas eu d'incident à déplorer, exceptés quelques tout petits manques, sur une ou deux contre-marches (corrigés pas plus tard que tout à l'heure, à l'aide d'un petit pinceau à maquette).

Autre astuce : Passer un coup de cutter à la jonction de la contre-marche et de la marche avant l'arrachage. Cela évite un décollement de la peinture, en "découpant" net les couches  restées sur l'adhésif...

 

Sixième étape: Vitrification des marches. Là aussi, j'aurai pu faire plus simple. Mais nous voulions une finition "chêne moyen", brillante. Or, cette couleur n'existe qu'en effet ciré. J'ai donc commencé par deux couches de vitrificateur dans cette couleur, pour ensuite passer deux autres couches de la même marque, mais en incolore brillant.

Commencer évidemment par le haut de l'escalier, en traitant une marche sur deux, histoire de ne pas brider les allées et venues de toute la maisonnée pendant les travaux.

Encore deux détails: J'ai utilisé un rouleau laqueur pour obtenir une jolie finition, sans de laborieux ponçages entre chaque couche, et je ne suis pas déçu du résultat. De plus, ne pas hésiter lorsque l'on vitrifie ce genre d'escalier (contre-marche de couleur) à laisser un bourrelet de vitrificateur incolore à la jonction de la contremarche et de la marche. Cela permet de "coller" la peinture blanche à un endroit où, elle pourrait avoir tendance à s'écailler avec le temps.

 

Et bien, on est pas loin d'en avoir fini !

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Après ces quatre couches de vitrificateur, je compte encore en passer deux autres, toujours en incolore, histoire d'obtenir un effet brillant intense. Il ne restera plus qu'à vitrifier la rambarde et la balustrade du haut, mais là, c'est du gâteau !

Et comme nous trouvons le résultat à la hauteur de nos espérances, nous avons décidés de continuer sur notre lancée et de refaire toutes les peintures de l'entrée, soit parce qu'elles sont sales (murs blancs à l'origine), soit parcequ'elles ne nous plaisent plus (sous-bassement gris-bleu).

Mais c'est une autre histoire !

 

En attendant, j'espère que ce tuto pourra servir à quelques uns et leurs éviter deux ou trois déconvenues...

Bonne semaine à tous !